Pourquoi certains récupèrent deux fois plus vite : ce qui se joue dans vos mitochondries
Santé des femmes
Règles douloureuses, endométriose, infertilité : ce que j'ai appris en 30 ans aux côtés des femmes
Pendant des années, des femmes sont arrivées dans mon cabinet avec la même phrase : « on m'a dit qu'il n'y avait rien à faire. »
Douleurs menstruelles invalidantes. Endométriose diagnostiquée après des années d'errance. Infertilité résistant aux protocoles de FIV. Des femmes épuisées, souvent dépitées par un système médical qui, faute d'outil adapté, finissait par minimiser leur souffrance ou la renvoyer à leur subjectivité.
Ce n'est pas de la négligence. C'est l'aveu d'un manque d'outils.
J'ai eu la chance d'en avoir d'autres.
Alain Mestrallet : un mur couvert de bébés
Entre 1996 et 2001, j'ai eu le privilège d'être l'élève d'Alain Mestrallet. Gynécologue-obstétricien de formation, il était aussi l'un des acupuncteurs les plus remarquables que j'aie jamais rencontrés.
Alain ne soignait pas l'endométriose et l'infertilité comme un spécialiste traite une pathologie. Il travaillait le terrain, la circulation des fluides, les blocages énergétiques, avec des aiguilles et des moxa. Uniquement. Sans médicament, sans chirurgie dans la grande majorité des cas.
Dans son cabinet, il y avait un mur. Un mur entièrement couvert de photos de bébés. Plus de mille. Des enfants mis au monde alors que les FIV avaient échoué. Des femmes qui avaient vu tous les protocoles conventionnels s'arrêter devant leur cas, et qui étaient venues le voir en dernier recours.
Ce mur m'a appris deux choses. La première : que le corps a des ressources que la médecine conventionnelle ne mobilise pas toujours. La seconde : que la souffrance gynécologique mérite autant de sérieux que n'importe quelle pathologie reconnue.
Ces cinq ans à ses côtés ont fondé mon regard sur ces femmes et sur leur corps. Et ce regard ne m'a plus quitté. De retour à Dieulefit, j'ai continué à recevoir des femmes souffrant de troubles gynécologiques sévères, d'abord par fidélité à l'enseignement d'Alain, puis par bouche-à-oreille. Des patientes ayant obtenu de bons résultats en envoyaient d'autres. Une réputation discrète, construite sur les résultats, pas sur la communication.
Quand j'ai développé les premiers patchs en 2012, c'est ce regard et cette patientèle que j'ai apportés avec moi.
2012 : les premiers patchs sur des femmes douloureuses
Dès mes premières expérimentations avec les prototypes de patchs à oxydes métalliques, j'ai commencé à les tester sur des patientes souffrant de dysménorrhées et d'endométriose. La logique était directe : si ces patchs amélioraient la microcirculation et agissaient sur les enzymes NOsynthases, ils devaient avoir un effet sur les congestions pelviennes, les spasmes utérins, les douleurs irradiantes.
Les résultats, progressivement, ont confirmé l'intuition. Des femmes qui prenaient des anti-douleurs depuis des années ont commencé à réduire leurs doses. Des douleurs cotées à 8 sur 10 sont descendues à 4 ou 5 dès les premiers cycles. Des patientes qui se clouaient au lit deux jours par mois ont repris leurs activités.
Ces observations cliniques ne constituaient pas une preuve scientifique. Elles justifiaient d'en chercher une.
2019 : l'univers Periods et la première étude de satisfaction
En 2019, Stimcare est lancé comme dispositif médical de classe 1 avec son univers Periods, conçu spécifiquement pour les douleurs menstruelles. Dans la même période, j'ai lancé une première étude de satisfaction auprès des femmes prises en charge par les thérapeutes que j'avais formés via PNF Académie.
Sur 104 femmes interrogées dans ces cabinets thérapeutiques, les résultats ont été clairs : 85 % de satisfaction, avec une volonté de rachat exprimée. Ce n'est pas une étude contrôlée. C'est un signal fort de terrain, issu de praticiennes et praticiens formés, dans des conditions réelles de soin.
Ce signal m'a convaincu d'investir dans une étude plus rigoureuse.
2020 : l'étude en double aveugle contre placebo
En 2020, nous avons lancé une étude randomisée contrôlée en double aveugle sur les règles douloureuses. Ni les participantes ni les chercheurs en contact avec elles ne savaient qui recevait le patch actif ou le placebo.
73 femmes incluses, deux cycles observés.
Les résultats, récupérés en 2024, sont les suivants. La douleur initiale, cotée en moyenne à 8 sur 10, est descendue à 5 : une réduction de 3 points, soit 37,5 % de la douleur de départ. L'effet a progressé dans le temps, avec une réduction de 25 % au premier cycle puis de 35 % au second. Ce profil d'amélioration croissante est cohérent avec un mécanisme physiologique réel, et non avec un simple effet placebo, dont l'amplitude reste généralement stable ou décline.
La p-value est de 0,056, la puissance statistique de 53 %. Pour comprendre ce dernier chiffre dans son contexte : l'étude avait été dimensionnée pour 204 femmes, un effectif calculé en amont pour atteindre une puissance suffisante et placer la p-value sans ambiguïté sous le seuil de 0,05. Le COVID a contraint à réduire l'inclusion à 104 participantes. Parmi elles, des problèmes de tolérance cutanée à la colle nous ont amenés à exclure certaines femmes, ramenant l'échantillon final à 73.
Autrement dit, l'effet observé est passé tout près du seuil de significativité non pas faute d'effet, mais faute de sujets. C'est une nuance décisive : sur les 73 femmes restantes, la tendance est restée forte et reproductible sur deux cycles. Le calcul de puissance initial laissait attendre un résultat nettement sous 0,05 avec la cohorte complète. L'échantillon a manqué, pas le signal.
Ce que la technologie fait, précisément
Le patch Stimcare Periods ne contient aucun médicament. Il n'émet rien. Il ne chauffe pas. Il réfléchit les infrarouges naturellement émis par le corps, dans la plage 4 à 20 microns, en profondeur jusqu'à 40 à 50 millimètres sous la peau.
Cette stimulation active simultanément trois enzymes de la famille des NOsynthases, chacune avec un rôle distinct.
L'eNOS, la NO synthase endothéliale, produit localement de l'oxyde nitrique, un vasodilatateur naturel. La microcirculation pelvienne s'améliore, le sang circule mieux dans les tissus congestifs, les spasmes vasculaires diminuent.
La nNOS, la NO synthase neuronale, agit sur la conduction nerveuse. Dans les douleurs pelviennes chroniques, le système nerveux périphérique est souvent hypersensibilisé : les fibres nociceptives répondent de manière disproportionnée à des stimuli normaux. La nNOS contribue à normaliser cette conduction, ce qui participe à la réduction de la perception douloureuse au-delà du simple effet vasculaire.
L'iNOS, la NO synthase inductible, est l'enzyme de la réponse inflammatoire. Contrairement aux deux précédentes, elle n'est pas constitutivement active : elle est induite en situation d'inflammation. Dans l'endométriose, où l'inflammation chronique du tissu ectopique est au cœur de la douleur, son action modulatrice est particulièrement pertinente. En régulant la production locale d'oxyde nitrique inflammatoire, elle contribue à réduire l'intensité de la cascade pro-inflammatoire sans bloquer la réponse immunitaire globale.
Ces trois voies agissent de manière complémentaire et simultanée. C'est cette action à spectre large qui explique pourquoi les résultats s'améliorent d'un cycle à l'autre : le terrain se reconditionne progressivement, plutôt que d'être simplement masqué.
Le protocole, en pratique
Trois patchs suffisent par cycle : un sur le bas-ventre, un sur le sacrum, un latéral sur la zone la plus douloureuse. Appliqués 24 à 48 heures avant les premières douleurs, ils agissent en amont de la cascade inflammatoire.
Ce que je continue de transmettre
Aujourd'hui, dans mes formations PNF Académie, je forme des thérapeutes à une approche sur-mesure des perturbations gynécologiques. Endométriose, infertilité, kystes ovariens, syndrome des ovaires polykystiques : chaque tableau clinique demande une lecture du terrain, pas une réponse standardisée.
Ce que m'a transmis Alain Mestrallet, c'est précisément cela : l'humilité de regarder la femme devant soi dans sa singularité, et l'audace d'utiliser tous les outils disponibles, y compris ceux que la médecine académique n'a pas encore entièrement cartographiés.
Parce qu'il n'est jamais normal d'avoir mal.
Le soin et le bien-être des femmes sont, à mes yeux, une priorité qui n'admet pas de compromis.
Questions fréquentes
Les patchs Stimcare Periods sont-ils un médicament ?
Non. Le patch ne contient aucune substance active, n'émet rien et ne chauffe pas. Il réfléchit les infrarouges naturellement émis par le corps. Stimcare est un dispositif médical de classe 1.
Au bout de combien de temps observe-t-on un effet sur les règles douloureuses ?
Les observations de terrain et l'étude clinique montrent un effet dès le premier cycle, qui se renforce au second. Ce profil d'amélioration croissante suggère un reconditionnement progressif du terrain plutôt qu'un simple masquage de la douleur.
Comment appliquer les patchs pendant les règles ?
Trois patchs par cycle suffisent : un sur le bas-ventre, un sur le sacrum, un latéral sur la zone la plus douloureuse. Ils s'appliquent idéalement 24 à 48 heures avant les premières douleurs, pour agir en amont de la cascade inflammatoire.
Les patchs peuvent-ils aider en cas d'endométriose ?
L'inflammation chronique est au cœur de la douleur dans l'endométriose, et l'action modulatrice des NOsynthases sur cette inflammation est pertinente sur le plan physiologique. Cela reste une approche d'accompagnement de la douleur, qui ne remplace pas un suivi gynécologique spécialisé.
